Votre tableur dit 38 000. Votre closer dit 42 000.
Toutes les équipes commission-only commencent dans un tableur, et c'est un bon début. Voici l'endroit précis où il cesse de tenir, et ce qui change quand les chiffres vivent quelque part que personne ne peut réécrire.
Peut-on suivre ses commissions dans Excel ?
Oui, et il faut le dire clairement avant tout le reste. Un tableur calcule parfaitement des commissions tant que trois conditions tiennent : une seule personne y touche, les paiements arrivent comme prévu, et personne ne conteste le résultat. Tant que c'est le cas, changer d'outil ne vous apportera rien.
Ce qui casse arrive plus tard, quand ces trois conditions tombent ensemble. Et ça se produit toujours au même moment de l'année : la fin du mois, devant quelqu'un dont c'est le salaire, qui lit le même fichier que vous et n'y voit pas le même chiffre.
Ce qu'Excel fait mieux que n'importe quel logiciel
Il est gratuit, tout le monde sait s'en servir, et il épouse n'importe quel accord. Un partage 10 / 5 / 3, une prime au palier, un taux négocié pour un seul deal : vous l'écrivez dans une cellule et c'est réglé. Aucun logiciel de commissions ne bat un tableur sur la vitesse à laquelle il accepte une règle nouvelle.
C'est pour ça que presque toutes les équipes y démarrent, y compris la nôtre. Pifr a été prototypé sur cinq bases Notion avant d'exister, pour exactement les mêmes raisons.
Si vous cherchez à le faire correctement plutôt qu'à en changer, nous avons écrit le mode d'emploi : les trois tableaux et les formules. Il est complet, et il n'essaie pas de vous vendre autre chose.
Où le tableur casse, en cinq endroits
Les cinq défauts ci-dessous n'ont rien d'exotique. Ils apparaissent tous le même jour : celui où une équipe encaisse en plusieurs fois et où plusieurs personnes sont payées sur le même encaissement.
Une formule se casse sans rien dire
Une ligne insérée, une référence qui glisse d'une cellule, et le total d'un vendeur change. Les audits de terrain menés par Raymond Panko, professeur à l'université d'Hawaï, ont trouvé des erreurs dans 88 % des 113 tableaux vérifiés. Ces erreurs ne se voient pas avant le jour de la paie, et c'est en général le vendeur qui les trouve.
Il finit par exister en deux versions
Le fichier part par mail, quelqu'un le complète hors ligne, un autre travaille sur sa copie. Arrive le désaccord : il n'y a plus une vérité, il y en a deux, et chacune vit chez son propriétaire.
Tout le monde voit tout, ou personne ne voit rien
Partagé, chaque vendeur lit ce que gagnent les autres. Non partagé, personne ne peut vérifier son propre chiffre et doit vous croire sur parole. Un tableur n'a pas de troisième réglage, et c'est le défaut qu'aucune formule ne corrige.
Il compte de l'argent promis, pas de l'argent reçu
Un deal à 6 000 € en trois fois s'écrit une fois, en une ligne. Si la deuxième échéance échoue, la commission a déjà été calculée dessus, et rien dans le fichier ne le sait. C'est le défaut le plus coûteux, parce qu'il se règle en reprenant de l'argent à quelqu'un.
Ce qui a été versé se suit ailleurs
Les paiements réels vivent dans la banque, dans Stripe, dans un fil de messages. Le tableur sait dire ce qui est dû. Ce qui reste à payer se calcule ailleurs, à la main, et c'est pourtant le seul chiffre dont votre vendeur veut parler.
Le même mois, des deux côtés
| Tableur | Pifr | |
|---|---|---|
| Base de calcul | Le montant du deal, saisi à la main | Le cash réellement encaissé, échéance par échéance |
| Qui voit quoi | Tout le fichier, ou rien | Chacun ses chiffres, l'équipe voit les totaux |
| Qui peut modifier | Toute personne qui a le lien | Les administrateurs, et l'historique reste |
| Paiement échoué | À repérer et à corriger à la main | La commission suit, sans intervention |
| Ce qui reste à verser | Un deuxième fichier, souvent | Un solde par personne, à jour |
| Le litige de fin de mois | Deux fichiers, deux vérités | Une seule page, la même pour les deux |
Qu'est-ce que ça change, concrètement ?
Un paiement est confirmé, les commissions se répartissent seules : closer, setter, manager, chacun son taux, à la seconde. Le vendeur ouvre son espace et voit son cash encaissé, son solde disponible et ce qui reste en attente. Vous ouvrez le vôtre et voyez la même chose, pour toute l'équipe.
Vérifié et verrouillé.
Personne ne recalcule, donc personne ne conteste. Un tableur peut tout faire de cette liste sauf la dernière ligne : être une source que les deux camps ont acceptée avant d'en connaître le résultat.
Quand rester sur Excel
Si vous vendez seul, sans équipe à payer, un tableur suffit et le restera. Pifr commence à servir le jour où l'argent de quelqu'un d'autre dépend de votre calcul.
Questions fréquentes
Peut-on suivre des commissions de vente dans Excel ?
Oui. Un tableur calcule très bien des commissions tant qu'une seule personne y touche et que les paiements arrivent comme prévu. Il devient risqué quand plusieurs personnes le lisent, quand les paiements s'échelonnent, et quand la rémunération de quelqu'un dépend du résultat.
Comment calculer une commission sur un paiement en plusieurs fois ?
La règle sûre est de calculer sur l'argent réellement encaissé, échéance par échéance, et non sur le montant promis du contrat. Une vente de 6 000 € payée en trois fois génère trois commissions successives, et rien n'est dû tant qu'une échéance n'est pas reçue.
Que se passe-t-il si une échéance échoue ou si le client se fait rembourser ?
Sur un tableur, rien : la commission a déjà été calculée sur le montant total et personne ne le voit. Sur Pifr, la commission ne naît qu'à l'encaissement, donc une échéance qui n'arrive jamais ne génère aucune commission. Ce qui a déjà été gagné reste acquis au vendeur.
Un vendeur peut-il voir les chiffres des autres ?
Dans un fichier partagé, oui, et c'est le défaut principal du tableur. Dans Pifr, chaque vendeur voit ses propres montants, l'équipe voit les totaux et le classement, et personne ne lit la fiche de paie d'un collègue.
Combien coûte Pifr par rapport à un tableur ?
Un tableur est gratuit. Pifr coûte 49 $ par personne et par mois, avec sept jours d'essai. Les vendeurs ne paient jamais : seule l'organisation paie, pour les places qu'elle occupe.