Combien payer un closer et un setter
10 % pour le closer, 5 % pour le setter : c'est la grille la plus publiée en 2026. Nous avons relevé les 64 offres ouvertes sur une plateforme de recrutement de closers pour voir ce qui fait bouger ces taux, et ce que presque aucune offre ne précise.
Quel pourcentage donner à un closer ?
10 %. C'est le taux de 16 offres sur les 31 qui en affichent un pour un closer, soit une sur deux. Aucune ne descend en dessous.
Ce chiffre ne se choisit pourtant pas seul. Il suit le prix de ce que le closer vend : plus le panier baisse, plus le pourcentage monte, parce qu'il faut davantage de ventes pour gagner la même somme. Dans les offres, la tendance est nette.
Panier sous 1 500 €
20 % en médiane, sur 8 offres. Cinq paient 20 % ou plus, jusqu'à 50 % pour un logiciel à 300 € que le vendeur prospecte lui-même.
Panier de 1 500 à 3 000 €
12 % en médiane, sur 11 offres. Neuf se tiennent entre 10 et 15 %, une seule monte à 30 %.
Panier au-dessus de 3 000 €
10 %, pour sept offres sur huit. C'est le closing high-ticket classique : coaching, formation, accompagnement d'entreprises.
Un seul autre facteur revient dans les annonces : qui trouve les prospects. Quand le closer doit prospecter lui-même, le taux double ou triple, jusqu'à 30 %, et 40 % pour un rôle qui va du premier contact à la signature.
Et combien pour le setter ?
5 %, quand le setter prend des rendez-vous pour un closer. Six offres de setter sur treize se situent entre 5 et 7 %.
Des taux plus hauts existent, 10, 25, voire 30 %. Mais à lire les annonces, ils décrivent presque toujours un autre métier : un setter qui prospecte seul sans closer derrière lui, ou qui conclut lui-même les petites ventes. Ce n'est plus le même travail, donc plus le même taux.
Les cold callers, qui appellent à froid, se placent entre les deux : de 9 à 20 % pour six offres sur huit. Un rendez-vous obtenu à froid coûte plus d'efforts qu'un rendez-vous arrivé par une publicité.
Additionnés, closer et setter coûtent donc autour de 15 % du prix de vente sur une offre high-ticket. Sur une échéance de 3 000 €, cela donne ceci.
Chaque part se calcule à l'arrivée de l'échéance.
Faut-il ajouter un fixe ?
Presque personne ne le fait. 59 offres sur 64 sont à la commission seule. Celles qui ajoutent un fixe l'accompagnent d'un taux bas : 100 € par mois et 5 % pour un setter, 901 € et 10 % pour un closer, 1 500 € et 10 % pour un setter en messages privés.
L'autre forme de fixe est la prime au rendez-vous, chez les setters et les cold callers : de 15 à 50 € par rendez-vous posé ou qualifié, parfois avec 600 € par mois pour trois heures d'appels par jour. Elle paie le volume, là où la commission paie le résultat.
Sur les très petits paniers enfin, certains remplacent le pourcentage par un montant par vente : 100 € pour une vente à 249 €. C'est plus lisible pour le vendeur qu'un taux de 40 %, et plus simple à vérifier.
Quand la commission est-elle due ?
C'est la question que les offres oublient. Sur 64, quatre seulement disent à quel moment le vendeur gagne sa part. Les autres donnent un pourcentage sans dire quand il se déclenche.
Or une vente de 6 000 € payée en trois fois, avec un closer à 10 %, donne trois résultats très différents selon la règle choisie.
À la signature
600 € dus le jour où le client signe. Si seule la première échéance arrive, 600 € ont été promis pour 2 000 € reçus, et il faut en reprendre 400 à quelqu'un qui les croyait gagnés.
Au premier paiement
200 € au premier paiement, rien sur les deux suivants. C'est la règle de deux des quatre offres. Simple à calculer, mais le closer n'a plus aucune raison de s'intéresser à la suite.
À chaque échéance
200 € à chaque paiement du client, 600 € au total si tout arrive. Une échéance qui n'arrive pas ne déclenche rien, et il n'y a jamais rien à reprendre. C'est la règle la plus juste, et la plus lourde à suivre à la main.
Il n'y a pas de mauvaise réponse, il y a surtout une réponse absente. Un closer qui se croit payé à la signature et un patron qui paie échéance par échéance ont chacun raison dans leur tête. Ils découvrent leur désaccord le jour de la première échéance en retard.
Si vous suivez tout dans un tableur, notre guide Commissions sur Excel donne la formule qui ne déclenche la part qu'à l'arrivée de chaque échéance.
Ce que votre offre devrait écrire
Le taux ne suffit pas. Cinq lignes évitent l'essentiel des litiges de fin de mois, et trois d'entre elles manquent à presque toutes les offres relevées.
Le taux, rôle par rôle
Un taux pour le closer, un pour le setter, et ce qui se passe quand la même personne fait les deux sur une vente.
Le moment où la part est due
À la signature, au premier paiement ou à chaque échéance. Quatre offres sur 64 le précisent.
Le remboursement
Si le client est remboursé, la commission est-elle reprise ou laissée ? Aucune des 64 offres ne le dit.
La date de versement
Chaque semaine ou chaque mois, et quel jour. Aucune offre ne le précise non plus, alors que c'est la date que le vendeur attend.
Ce que le vendeur peut vérifier
Ses ventes, ce que ses clients ont payé, ce qu'il a déjà reçu. Sans ce détail, chaque fin de mois se règle à la confiance.
C'est cette dernière ligne que Pifr tient à votre place : chaque échéance reçue calcule la part de chacun, et chaque vendeur voit la sienne sans voir celle des autres.
Ce que ces chiffres ne disent pas
Ils disent ce que les recruteurs annoncent, pas ce qu'ils paient. Les 64 offres viennent d'une seule plateforme francophone, MyCloser.io, relevées le 10 septembre 2026 et publiées entre le 3 juillet et le 9 septembre. Elles penchent vers le coaching, la formation et les services aux entreprises, et chaque recruteur remplit lui-même son taux et son panier. C'est une photographie du marché, pas une étude. Nous la referons.
Questions fréquentes
Quel pourcentage de commission donner à un closer ?
10 % est le taux le plus publié : 16 offres sur les 31 qui affichent un taux de closer, relevées en septembre 2026. Il monte quand le panier baisse : 20 % en médiane sous 1 500 €, 12 % entre 1 500 et 3 000 €, 10 % au-dessus de 3 000 €.
Quel pourcentage donner à un setter ?
5 % quand le setter prend des rendez-vous pour un closer, et plus largement entre 5 et 7 %. Les taux de 10 % et plus décrivent presque toujours un setter qui prospecte seul ou qui conclut lui-même les petites ventes.
Faut-il payer un closer avec un fixe ?
C'est rare : 59 offres sur 64 sont à la commission seule. Les fixes publiés vont de 100 à 1 500 € par mois, et ils s'accompagnent d'un taux bas, 5 ou 10 %. Chez les setters et les cold callers, le fixe prend plutôt la forme d'une prime de 15 à 50 € par rendez-vous.
Quand la commission d'un closer est-elle due ?
Il faut l'écrire, et seulement 4 offres sur 64 le font. Trois règles existent : à la signature, au premier paiement du client, ou à chaque échéance au fur et à mesure qu'elle arrive. La dernière est la seule qui suit un paiement en plusieurs fois sans rien avoir à reprendre après coup.
Que devient la commission si le client est remboursé ?
Aucune des 64 offres ne le dit. On peut reprendre la commission versée ou la laisser au vendeur, puisque la vente a bien été faite. La seconde option garde les bons closers. Dans les deux cas, décider après le premier remboursement coûte plus cher que de l'écrire avant.